


Le Conseil Général du Finistère et les deux mairies de Loctudy et de Lesconil mettent les bouchées doubles pour que les vases draguées dans leurs ports de plaisance soient déversées entre 7 et et 8 milles devant le port de pêche du Guilvinec. Il serait d’ailleurs intéressant d’avoir l’avis des mairies du Guilvinec et de Tréffiagat sur le sujet.
En attendant les responsables du Comité des pêches ont entrepris une série de reportages maritimes avec Romain Le Bleis sur la zone en embarquant caméra et micros pour témoigner de la situation réelle dans la zone de clapage et de dispersion.

Il s’agit de filmer et d’enregistrer l’avis des patrons, mais aussi des matelots, dont le salaire dépend aussi de cette zone.

Les cartes de dispersion montrées lors de la réunion de Loctudy font apparaître une zone d’une vingtaine de milles carrés en direction du sud-est, mais il est difficile de le savoir avec exactitude car le dossier n’est toujours pas consultable par les pêcheurs, pourtant premiers concernés. Les cartes qui ont servi de support au dossier du Conseil Général laissent apparaître d’importantes lacunes, en particulier en ne signalant pas des secteurs rocheux en plein milieu d’une des deux zones de clapage. Il suffit pourtant de consulter n’importe quel pêcheur pour le savoir, les visualiser sur les sondeurs multi-faisceaux et se rendre compte du manque de robustesse des études réalisées. Si cela est vrai pour la partie mer que les pêcheurs connaissent bien, qu’en est-il des autres études ? En particulier celles réalisées sur la pollution des vases ?
Le 30 juin à bord du Gwenvidik, à une heure dans le sud du port du Guilvinec, c’est à dire en plein dans le second cercle de la zone de dispersion, la pêche est bonne. Que dire de plus ?

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