


Après les sommets de Rio en 1992, de Johannesburg en 2002 et de Durban en 2003, de nombreux gouvernements ont pris la décision d’installer des Aires Marines Protégées (AMP) dans leurs eaux territoriales. La France a développé le processus à partir de 2005, alors que le Sénégal, petit pays d’Afrique de l’ouest, sortait un décret présidentiel instaurant les AMP dès le 4 novembre 2004.
Lamine Niass, personne ressource des structures de la pêche professionnelle au Sénégal, de passage en Bretagne pour participer au Festival du Film de pêche à Lorient, nous apprend que les environnementalistes, en particulier le World Wild Found (WWF) et Oceanium, ont entrepris de longues campagnes de sensibilisation auprès du Gouvernement, des collectivités locales, des Administrations (Ministère de l’économie maritime et Ministère de l’environnement) et des pêcheurs.
Ces derniers ont été réticents au départ, mais progressivement avec l’avènement de la cogestion, le principe des AMPs, sous certaines conditions, a fini par être accepté. Les pêcheurs se sont aussi aperçus que les AMPs pouvaient être un outil de gestion adapté à leurs problèmes. Certaines localités qui n’étaient pas prévues au départ ont demandé la mise en place d’une AMP dans leur secteur. Ces initiatives ont créé de nouvelles dynamiques dans l’organisation des pêcheurs et pour les usagers de la zone.
L’AMP de la Petite Côte, au Sud de Dakar, qui couvre quatre villages, témoigne de la vivacité de cette démarche, encore en devenir au Sénégal.
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